Dégradation batterie
La perte progressive de capacité d'une batterie au fil des années et des cycles de charge. En moyenne, de l'ordre de 1 à 2 % par an sur les VE modernes — bien plus lente que ce que craignent la plupart des acheteurs.
Toute batterie lithium-ion perd lentement de la capacité. Mais la peur d'une dégradation massive est largement surestimée : sur de grands parcs analysés, le rythme moyen observé est de l'ordre de 1,5 à 2 % de capacité perdue par an sur les VE modernes (étude Geotab sur des milliers de véhicules). Une batterie peut ainsi conserver plus de 85 % de sa capacité après 8 ans.
Les facteurs qui accélèrent la dégradation : recharge rapide DC très fréquente (la charge lente à domicile use moins), exposition prolongée à la chaleur, stationnement régulier à 100 % de charge, et le simple vieillissement calendaire (le temps qui passe, même sans rouler).
La chimie compte : les batteries LFP (MG4, Tesla Model 3 entrée de gamme, Renault 5) tolèrent plus de cycles et la charge à 100 % au quotidien. Les NMC (modèles longue autonomie) durent un peu moins de cycles et préfèrent une charge limitée à 80 % au quotidien.
Bonne nouvelle pour l'occasion : la dégradation n'est pas linéaire — elle est souvent plus rapide la première année (rodage) puis se stabilise. Un VE de 4-5 ans bien entretenu est généralement un achat sain, à condition de vérifier son SoH réel.